SCENE Y
SAVIGNY, puis BERTHE.
Berthe parait sur le pont rustique, puis elle s'avance d'un pas rapide comme égarée. et s'arrête devant son mari, qui l'interroge du regard avec anxiélé.
SAVIGNY, froidement, après un silence d'angoisse.
Eh bien, tu as entendu ?
BERTHE, très troublée, d'une voix brève.
Non... rien... quoi ?
Mais tu étais là?
M TK TROISIÈME 67
lî Eli ï II 1". -■■ dominant peu à peu
Non... j'étais loin... j'allais rentrer... quand tout à coup j'ai cru entendre des cris... j'ai eu peur... j'ai craint que lord Astley... je suii accourue*
S AVI GN ï.
Non... remets-toi... remets-toi... Je n'ai pas vu lord \>fl.'v... c'esl elle qui esl venue
BERTfl ! .
Ah!... Eh bien?
S A VI 1 1 N Y
Elle a promis de rester... elle retourne au château.
BERTHE, d'une voix basse et à peine distincte, comprimant son cour.
Ah I... Dieu soif loue*!... Mais quelle nuit! ah! ces émolinns m'ont brisée... (Arec un triste sonrire.) Pardon... je me trouve un peu mal...
Berthe... mon enfant!...
Il 1'ai'le ù s'asseoit snr un tertre au [>ïe<I ilh rocher. BERTHE.
Ce n'est rien... un peu d'eau... je te prie...
Elle lui tend son mouchoir.