‹ Theatre complet. --Chapitre 62 sur 318 · I. O I! H AS T LE Y · texte numérisé non relu

I. O I! H AS T LE Y

Oh! pour toujours...

BERTHE

Comment, pour toujours?... vous allez à Paris?

LORD ASTLEY

Non, je retourne chez moi, en Ecosse... Il paraît que mes proprie'te's là-bas ont beaucoup souffert de ma longue absence... Il se présente des circonstances qui me rappellent sans de'lai... Au fond, j'ai toujours aimé mon pays, et je crois que je vais y prendre mes invalides.

Oh! milord, vous me faites une vraie peine... vous nous quittez au moment où nous commencions à vous bien connaître, à vous appre'cier...

LORD ÀSTLEY, souriant.

Avouez que vous y avez mis un peu de temps !

BERTHE

Mon Dieu, milord, je n'ai pas l'habitude de donner ma confiance le'gèrement; mais, enfin, vous l'aviez gagnée, et je puis dire qu'en vous perdant, ce n'est pas seulement un bon voisin que je regrette, c'est un ami.

LORD ASTLEY, tfôs grave, après s être inr-liné.

Puis-je prendre ce mot au se'rieux, madame?

RERTHE, un peu en éveil.

Sans doute.

LORD ASTLEY

C'est qu'un ami seul, un ve'ri table ami, aurait le droil de vous adresser les paroles graves que je désirerais vous laisser pour adieu.

RERTHE, sTtaiple et digne.

Milord !...

LORD ASTLEY

Ce que j'ai à vous dire, madame, m'est dicte par le plus se'rieux inte'rêt, par le plus profond respect dont une femme puisse être l'objet... Me permettez-vous de parler?

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