‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 115 sur 209 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

vage qui me soutenait jadis. Je ne saurais désormais me passer de votre présence ou de votre voisinage. Quand nous ne sommes pas ensemble, il me faut le souvenir tout chaud d'avoir ainsi tenu vos mains, et Tespérance que je vais bientôt me pencher sur vos yeux, respirer le parfum de

vos paroles... (// veut l'RtUrer k lui, la presse el l'inquiète.) IRÈNE.

Michel, ne me troublez plus, ne m otez pas ma confiance en moi, ne diminuez pas la foi que j'ai vraiment dans mon honnêteté. Si notre bonheur doit dater de ce jour, faites que j'y sois restée toute vaillante, sans avoir entrevu la possibilité d'une défaillance. Laissez-moi! {Elle se

dégage vivement.) Je Suis VOtre fiancée...

MICHEL, ressaisi par le respect.

Ah! je vous adore!... (il lai met sur le front un chaste baiser de fiançailles.) Votre Volouté Sera faite.

IRÈNE, prise d'une autre inquiétude.

Vous êtes déjà trop resté ici... Vite, retirezvous.

MICHEL

Sans savoir?... Qu'est-ce que vous voulez que je devienne? Gomment aurai-je la patience d'ignorer ce qui se sera passé ?

IRÈNE

Je vous préviendrai tout de suite.

LFS TENAILLES

MICHEL

Mais si vous ne le pouvez pas? Si quelque chose, ou si quelqu'un vous empêche de m'écrire? de sortir?

IRÈNE, lui désignant le jardin d'hiver.

Eh bien, attendez là... Vous ne vous montrez pas, voilà tout. Mais vous ne vous cachez pas non plus. Vous êtes chez moi, et autorisé contre quiconque à vous tenir oii je vous ai prié de m'attendre... Allez, allez, le temps passe... Je suis pleine d'angoisse...

(Michel disparall dans le jardin d'hiver.)

Page 1