ACTE III, SCÈNE VIII
Il le faudra bien. Vous n'avez contre moi rien d'autre que mon aveu...
FERGAX.
Est-ce que vous le renieriez au besoin .^
IRÈNE
Oseriez-vous m'inviter à le renouveler publiquement?
FERGAN, anéanti.
Alors qu'est-ce que vous voulez que je devienne ainsi, face à face avec vous, toujours, toujours? Quelle existence voulez-vous que je mène?
IRÈNE
La pareille à celle que vous m'avez fait mener jusqu'à ce jour. Nous sommes rive's au même boulet. Mettez-vous enfin à en sentir le poids et à le tirer aussi. 11 y a assez longtemps que je le traîne toute seule.
FERGAN
Il n'y a pas de justice.
IRÈNE
11 y a celle du malheur commun.
FERGAN
Vous êtes une coupable et je suis un innocent.
IRENE
Nous sommes deux malheureux. Au fond du malheur, il n'y a plus que des égaux.
LA LOI DE L'HOMME
PIl-XE EX TROIS ACTES
Représentée pour la première fois sur la scène du Théîdre- Français. le 15 février 1897.