ACTE II, SCÈNE II
répondrait à tout, je pense, et le fait même du mariage suppléerait éloquemment à tout commentaire.
LIGUEIL, lui prenant la main.
Bien î C'est brave et intelligent. Tu as raison.
NOIIAN.
Certes, je ne lui offre pas une fortune, surtout en comparaison de celle que je lui ai fait manquer. Tu le sais, je suis presque pauvre. Mais mon nom est l'égal des plus fiers, et couvrira la vie de la femme qui le portera.
LIGUEIL.
Soupçonnes-tu un peu les dispositions de Régine à ton égard ?
NOHAN
Je crois, du moins, qu'elle a pour moi de la sympathie.
LIGUEIL.
Veux-tu que je me charge de l'interroger?
NOHAN
Non, merci, il faut que ce soit moi qui lui parle.
{Un domestique entre sur ces entrefaites.) LIGUEIL, au domestique.
Qu'est-ce?