SCENE IV Les Mêmes, LÉONORE
RAYMOND
Cest Léonore !
GÉRARD
Comment es-tu là?... Tu venais refermer la maison, après la retraite de ton amant?
LÉO.VORE
Oh!... Oh: non!
BO
GERARD
Si ce n'est pas cela, si tu as quelque chose à alléguer, fais-le vite ! très vite !
LÉONORE
Mon Dieu ! Ne m'apostrophe pas de la sorte !
GÉRARD
Pourquoi te cachais-tu?... Pourquoi es-tu si bouleversée?
LÉONORE
Je ne me cachais pas; j'écoutais. Je n'ai pas fui: je me suis présentée à toi. Je suis bouleversée de ce que j'ai entendu, comme vous l'êtes de ce que vous disiez... J'avais été éveillée par du bruit qui s'élevait de cette pièce. Gela pouvait être des malfaiteurs... le feu... J'ai jeté en hâte un peignoir sur mes épaules. J'ai couru vers ta chambre que tu avais désertée. De plus en plus inquiète, je suis revenue tendre l'oreille pardessus la rampe de l'escalier. Naturellement, j'ai eu la curiosité de descendre, après avoir reconnu d'abord la voix de Raymond, puis la tienne...
GÉRARD
Et celle de Vivarce?
LÉONORE
Oui, aussi celle de Vivarce.