SCENE V
MARIE- JEANNE, LÉONIE, MADAME PON- THIONNE 671 toilette plus jeune que son acje, JIRBIN.
MARIE-JEANNE. D'un signe discret à Léonie, elle désigne les deux personnages qui entrent par le fond.
Monsieur Jirbin n'a donc pas encore fait demander ta main à madame Ponthionne?
LÉONIE
Il n'ose pas, crois-tu ! Maman le paralyse !
(Marie-Jeanne et Léonie continuent de s'entretenir tout bas.) MADAME PONTHIONNE, en luniLe coquetterie, à Jirhiii.
11 y a dans vos allures à mon égard quelque chose de mystérieux, une timidité, qui me charment. Les femmes subissent un entraînement vers ceux par qui elles se sentent respectées... excessivement. Vous, il me semble que vous soyez toujours sur le point de me déclarer... je ne sais quoi... et qu'une délicatesse vous
rolieniu'. Je ne vous doniaiule pas votre pensive î Je serais peut-<Mre forc«!*e de me filcher si je la cniinaissais.
JlKUl.N.
Mil ! maduino ! jf ne pense (ju'à vous iiispirt-r la plus grande conllancc en moi... .Mais si allcntil que je sois à me faire convier dans les maisons où je devine que vous aceompajrnerez votre lill»'. mes entreliens avec vous sont cliîuine fois bien courts à mon gré...
MADAMK PONTIUOXXE.
Imaginez-vous une possibilité de nous voir autrement .'
JUUilN.
Autorisez que je fréquente souvent votre maison. Agréez-moi comme ami, d'abord...
MADAME PO.NTlilOX.NE.
Et ensuite ?
JIRDIN.
Ensuite... Un jour... si vous daigniez y consentir... vous me recevriez comme futur gendre.
MAD.VME PO.NTIUO.NNE, Jt^pH^.
Pluit-il? Vous?... Ma lille.\.. Excusez-moi, je n ai pas encore été habituée à voir cela venir. Je ne sais que vous dire... Je ne... j»- ...
92 LA cornsE du flambeau