‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 205 sur 566 · ACTE III, SCÈNE VIIî · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIIî

;.- B|\ITAΫ;SlfltS«.. ,,,,.T-.-rq,v): :,■<. ;. . . -

Et qui m'en instn4«;a^^s ,^ êtmv- , .,1■).^. .<i,jo) m ^io-^o-. ,:sM1a

1 èm-f it9>4 l'empire ;à la ibis , m

Rome.

BRITANMCUS. ^|y^ ^g.^ 1 ^ ,

Rome met-elle au nombre de vos dnoj\^ j,q„j soicbcK Tout ce qu'a de cruel l'injustice et la force ^,,,,. ^oo7-s9vb« J3 Les emprisonnements , le rapt et le divorce?

, .... KÉPQN.

Rome ne porte point ses regards curieux Jusque dans des secrets que je cache à ses y«ux. Imitez son respect.

BRITANSICUS.

On sait ce qu'elle en pense.

■''• ' • ' TiÉRON.

Elle se tait du moins : imitez son silence.

BRITANNICCS.

Ainsi Néron commence à ne se plus forcer.

KÉRON.

Néron de vos discours commence à se lasser.

BRITANNICIS.

Chacun devait bénir le bonheur de son règne.

NÉROJi.

Heureux ou mallieureux, il suffit qu'on me craigne.

BRITANMCUS.

Je connais mal Junie , ou de tels sentiments Ne mériteront pas ses applaudissements.

Du moins , si je ne sais le secret de lui plairç^j,^^,^ g^, , Je sais l'art de punir un rival téméraire.

BRITANNICUS

Pour moi , quelque péril qui me puisse accabler. Sa seule inimitié peut me faire trembler.

NÉRON

Souhaitez-la; c'est tout ce que je vous puis dire.

BRITANNICUS

Le bonheur de lui plaii'c est le seul où j'aspire.

NÉRON

Elle vous l'a promis , vous lui plairez toujours.

24» BRITANNICUS

BUITANNICUS.

Je ne sais pas du moins épier ses discours :

Je la laisse expliquer sur tout ce qui me toucne ,

Et ne me cachepoint pour lui fermer la bouche. , ^vf^R , fonp

NÉRON

Je vous entends. Eh bien , gardes !

JUNIE

Que faites-vous?

C'est votre frère. Hélas ! c'est un amant jaloux ! Seigneur, mille malheurs persécutent sa vie : Ah ! son bonheur peut-il exciter votre envie ? Souffrez que , de vos cœurs rapprochant les liens , Je me cache à vos yeux et me dérobe aux siens. Ma fuite arrêtera vos discordes fatales : Seigneur, j'irai remplir le nombre des vestales. Ne lui disputez plus mes vœux infortunés : Souffrez que les dieux seuls en soient importunés

NÉRON

L'entreprise, madame, est étrange et soudaine. Dans son appartement, gardes , qu'on la remène ! Gardez Britannicus dans celui de sa sœur.

BRITANNICUS

C'est îdnsi que Néron sait disputer un cœur!

JUNIE

Prince, sans l'irriter, cédons à cet orage.

NÉRON

Gardes , obéissez sans tarder davantage.

Page 1