‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 204 sur 566 · NÉRON, BRITANNICUS, JUNIE · texte numérisé non relu

NÉRON, BRITANNICUS, JUNIE

Prince , continuez des transports si charmants. Je conçois vos bontés par ses reraercîments , Madame; à vos genoux je viens de le surprendre. Mais il aurait aussi quelque grâce à me rendre ; Ce lieu le favorise , et je vous y retiens Pour lui faciliter de si doux entretiens.

BRITANNICUS

Je puis mettre à ses pieds ma douleur ou ma joie *- "•' Partout où sa bonté consent que je la voie ; Et l'aspect de ces lieux où vous la retenez '''"^ ^f.-",».

N'a rien dont mes regards doivent être étonnés.

NÉRON

Et que vous montrent-ils qui ne vous avertisse Qu'il faut qu'on me respecte et que l'on m'obéisse?

BRIT\NNICCS.

Ils ne nous ont pas vu l'un et l'autre élever,

Moi pour vous obéir, et vous pour me braver ;

lit ne s'attendaient pas , lorsqu'ils nous virent naître,

Qu'un jour Domitius me dût parler en maître.

NÉRON

Ainsi par le destin nos vœ\ix sont traversés : J'obéissais alors , et vous obéissez.

Si vous n'avez appris à vous laisser conduire , Vous êtes jeune encore , et l'on peut vous instruire.

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