BURRHUS. -^' ^"Î"S2 9J
Ah, madame ! pour moi , j'ai vécu trop d'un jouft"''!* loa/ iiO > Plût au ciel que sa main, heureusement cruelle'/^ ^^^^ .«ifiM »> Eût fait sur moi l'essai de sa fureur nouvelle ! '■ ^"' ^t ' ^^'W'^'ï '' Qu'il ne m'eût pas donné , par ce triste attentat "^"'^'^ *^ inaO. •" Un gage trop certain des malheurs de l'État ! ''^i^' alqosq aJ Son crime seul n'est pas ce qui me désespère ; '1 ^aloot su aloV Sa jalousie a pu l'armer contre son frère : ^^ *"■ i^oaiie P
Mais , s'il vous faut , madame , expliquer ma doulèiâïi"^ anu d Néron l'a vu mourir sans changer de couleur. "'néfu 61 «'
Ses yeux indifférents ont déjà la constance """ "^ *''"^ ^^ D'un tyran dans le crime endurci dès l'enfancel'"'®'"^"" IfloinfiO Qu'il achève , madame , et qu'il fasse périr " fe"»«'î"t»ï "^^ «Q Un ministre importun qui ne le peut souffrir. "'^ •''"''' ^^^'^^^^. Hélas ! loin de vouloir éviter sa colère , ' '' "*^'| '^"'*1 « 98«îs>i«W La plus soudaine m art me sera la plus cHèrfei • ^^^^ ^^^^ ®»<^^ *^ \<, •..,'■ ) A. iioo nifinisncloiq snu'Q
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AGRIPPINE , BURRHUS , ALBIKËl> ^aai »h .icaèO
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A'LBWE. umAO .ailaoi II
Ah, madame! ah, seigneur ! courez vers l'pijnpgC^hion lusa.dJ
"Venez sauver César de sa propre fureur; jiis^aab gnee srioicm ÎI
Il se voit pour jamais séparé de Juiiie. „ ,;j,^i i^i^ ut> i97»I ia-MW/x
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Quoi ! Junie elle-même a terminé sa,*^ iioq8f>êy> no8 sb Jnsi/
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Pouc accabler César-J^niè aeïRel,.qw«ttvn jwnoid luafoob*» 9up
AcrrJVjiSCÊiiiBîiiii. wd
Madame , sans mourir elle est morte pour lui. Vous savez de ces lieux comme elle s'est ravie : Elle a feint de passer chez la triste Octavie; Mais bientôt elle a pris des cliemius écartes ,' Où mes yeux ont suivi ses pas précipités. Des portes du palais elle sort éperdue.,, tVi.» s'^m &ii ' hia ,«1/ D'abord elle a d'Auguste aperçu la statue ; . ?iBnrnEfmoo ol Et mouillant de ses pleurs le marbre de ses pieds^yri; , eudnuil Que de ses bras pressants elle tenait liés : p sm na noi^V.
" Prince , par ces genoux , dit-elle ^ que j'embra§i^;^') jga aa'j « Protège en ce moment le reste de ta race : , no'op quos s J « Rome , dans ton palais , vient de voir immoler gidcooe euoy il « Le seul de tes neveux qui te pût ressembler. « On veut après sa mort que je lui sois parjure. „ loaiehsia ■;■ « Mais, pour lui conserver une foi toujours pure^m [gj-j u& Jûi'i n Prince , je me dévoue à ces dieux immortels .,^j ,ug jjg-j j^g <• Dont ta vertu t'a fait partager les autels, u . jf,3^j|i g^ U'^p Le peuple cependant , que ce s|,ectacle étonne , .,^ qf^^ agga ni) A^ole de toutes parts, se presse , l'environne , [fj^ smho nocî S'attendrit à ses pleurs , et , plaignant son enimij^q g s\èUolè[ t.^ D'une commune voix la prend sous son appui. , ^^^^^ j]fg gj^j^ lis la mènent au temple , où depuis tant d'années .^j y^ g'j noiàif Au culte des autels nos vierges destinées ùibai xuar mè
Gardent fidèlement le dépôt précieux ,^ aeiri a^d
Du feu toujours ardent qui brûle pour nos dieux ^ 97^0*6 U'uO César Jes voit partir sans oser les distraire. ,,,,,( s-ij*mim ail Narcisse, plus hardi, s'empresse pour lui plaire : Il vole vers Junie , et, sans s'épouvanter, D'une profane main commence à l'arrêter. De mille coups mortels son audace est punie ; Son infidèle sang rejaiUit sur Junie.
César, de tant d'objets en même temps frappé , Le laisse entre les mains qui l'ont enveloppé. Il rentre. Chacun fuit son silence farouche : Le seul nom de Junie écliappe de sa bouche- Il marche sans dessein -. ses yeux mal assui^âf '^'^ l'jTaea lom N'osent lever au ciel leurs regards égarés : '■^'-ii^>l luoq Uor ?^ il Et l'on craint , si la nuit jointe à la solitude Vient de son désespoir aigrir l'inquiétude ,"^'^-9U» 9iaisl ! roi.u Si vous l'abandoimez plus longtemps sans secours^ Que sa douleur bientôt n'attente sur ses jours. ' ' ^' "'"■" '
BRlTAÎSiMCUS
Le temps presse -. courez. Il ne faut qu'un caprice; 11 se perdrait, madame. , i i .î i
AGRII'FINE.
Il se ferait justice.
Mais , Burrhus , allons voir jusqu'où vont ses transports : Voyons quel changement produiront ses remords ; S'il voudra désormais suivre d'autres maximes.
BLURHIS.
Plût aux dieux que ce fût le dernier do sjs crimes I
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