ACtE iv, SCÈNE n.^-^ 4f
Ne croîs pas" que pour lui ma haine dlmîtmêT
Plus il approche , et plus il me semble odieux;
Et sans doute il faudra qu'elle éclate à ses yeu/.
J'aurais même regret qu'il me quittât l'empire :
Il faut , il faut qu'U fuie , et non qu'il se retîre. •
Je ne veux point , Créon , le haïr à moitié ,
Et je crains son courroux moins que son amitié.
Je veux , pour donner cours à mon ardente haine ,
Que sa fureur au moins autorise la mienne ;
Et puisqu'enfin mon cœur ne saurait se trahir.
Je veux qu'il me déteste , afin de le haïr. ; " "" ' •" " ' -^ < '*"-'
Tu verras que sa rage est encore la mêrae*/^ ^^ M/oib axjoJ id
Et que toujours son cœur aspire au diadème';" ' ""'nsT «yoK
Qu'il m'abhorre toujours et veut toujours régner , '^ "'^ ^^
Et qu'on peut bien le vaincre et non pas le gagner. ^ " "^ '''•
CRÉON. -'
Domptez-le donc , seigneur, s'il demeure inflexible; ■ ''-" ^'" *'' Quelque fier qu'il puisse être , il n'est pas invihcible :'^" '^^ ^ Et puisque la raison ne peut rien sur son cœur. Éprouvez ce que peut un bras toujours Tainquéàff"*'^ Waùàti Oui, quoique dans la paix je trouvasse des chairoës," *"' Je serai le premier à reprendre les armes ; Et si je demandais qu'on en rompit le cours , ' -"" " ■^"'* ^" -''• Je demande encor plus que vous régniez toujouf^ *^ ^^'° ^^ Que la guerre s'enflamme et jamais ne finisse,^ '^^' ' ^'^'^'^'^ ^'^o'/. S'il faut , avec la paix , recevoir Polynice. '- '^ "- 'I "'-^ •' ^''-^ Qu'on ne nous vienne plus vanter un bien si âoux : '''-^
La guerre et ses horreurs nous plaisent avec vous. ''^
Tout le peuple thébain vous parle par ma bouche ; Ne le soumettez pas à ce prince farouche : Si la paix se peut faire , il la veut comme moi ; Surtout , si vous l'aimez , conservcz-Iui son roi. '-
Cependant écoutez le prince votre frère , t.j..< u cj^ uu&d
Et , s'il se peut , seigneur, cachez votre colère r'^*^^^*^ ^° ^ Feignez... Mais quelqu'un vient. .^ ' ' ' ''""^ ^^ "^ < ^"^ ^^^^ - ~' ' "•? "iTlMi/oq WoT/iuf. êxion W SCÈN.B-W>-.- ,'.;......,.:.-..., .M