‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 366 sur 566 · AGAMEMNON, ULYSSE, EUR YBATE · texte numérisé non relu

AGAMEMNON, ULYSSE, EUR YBATE

EURYBATE.

Seigneur...

AGAMEMNON

Ah ! que vient-on me dire ?

EURYBATE.

La reine , dont la course a devancé mes pas ,

Va remettre bientôt sa fille entre vos bras ; Elle approche. Elle s'est quelque temps égarée Dans ces bois qui du camp semblant cacher l'entrée ; A peine nous avons , dans leur obscurité , Retrouvé le chemin que nous avions quitté.

AGAHEHNON.

Ciel !

EURYBATE.

Elle amène aussi cette jeune Érif^ile Que Lesbos a livrée entre les mains d'Achille, Et qui de son destin, qu'elle ne connaît pas , Vient , dit-elle , en Aullde interroger Cîdchas. Déjà de lemr abord la nouvelle est semée ; Et déjà de soldats une foule charmée , Surtout d'Iphigénie admirant la beauté , Pousse au ciel mille vœux pour sa félicité. Les uns avec respect envirounaient la reine ; D'autres me demandaient le sujet qui l'amène : Mais tous ils confessaient que si jamais les dieux Ne mirent sur le trône un roi plus glorieux. Également comblé de leurs faveurs secrètes , Jamais père ne fut plus heureux que vous l'êtes.

AGAMBMNON.

Eurybate, il suffît; vous pouvez nous laisser : Le reste me regarde , et je vais y penser.

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