AGAMEMNON, ULYSSE, EUR YBATE
EURYBATE.
Seigneur...
AGAMEMNON
Ah ! que vient-on me dire ?
EURYBATE.
La reine , dont la course a devancé mes pas ,
Va remettre bientôt sa fille entre vos bras ; Elle approche. Elle s'est quelque temps égarée Dans ces bois qui du camp semblant cacher l'entrée ; A peine nous avons , dans leur obscurité , Retrouvé le chemin que nous avions quitté.
AGAHEHNON.
Ciel !
EURYBATE.
Elle amène aussi cette jeune Érif^ile Que Lesbos a livrée entre les mains d'Achille, Et qui de son destin, qu'elle ne connaît pas , Vient , dit-elle , en Aullde interroger Cîdchas. Déjà de lemr abord la nouvelle est semée ; Et déjà de soldats une foule charmée , Surtout d'Iphigénie admirant la beauté , Pousse au ciel mille vœux pour sa félicité. Les uns avec respect envirounaient la reine ; D'autres me demandaient le sujet qui l'amène : Mais tous ils confessaient que si jamais les dieux Ne mirent sur le trône un roi plus glorieux. Également comblé de leurs faveurs secrètes , Jamais père ne fut plus heureux que vous l'êtes.
AGAMBMNON.
Eurybate, il suffît; vous pouvez nous laisser : Le reste me regarde , et je vais y penser.