‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 371 sur 566 · AGAMEMNON, IPHIGÈNIE, ÉRIPHILE, DORIS · texte numérisé non relu

AGAMEMNON, IPHIGÈNIE, ÉRIPHILE, DORIS

IPHIGÉNIË.' ' '• ,' ' ■ U, fiX^

Seigneur, ou courez-vous ? et quels empressements

Vous dérobent sitôt à nos erabrassements ?

A qui dois-je imputer cette fuite soudaine ?

Mon respect a fait place aux transports de la reine ;

Un moment à mon tour ne vous puis-je arrêter ?

Et ma joie à vos yeux n'ose-t-elle éclater ?

Ne puis-je...

AtiAUEMNON.

El» bien , ma fille , embrassez votre père; Il vous aime toujours.

IPnïCÉNIE.

Que cette amour m'est chère!

Quel plaisir de vous voir et de vous contempler Dans ce nouvel éclat dont je vous vois briller ! Quels honneurs ! quel pouvoir ! Déjà la renommée Par d'étonnants récits m'en avait informée : Mais que , voyant de près ce spectacle charmant , Je sens croître ma joie et mon étonneinent ! Dieux ! avec quel amour la Grèce vous révère ! Quel bonheur de me voir la fille d'un tel père !

' AGAMEMNON

Vous méritiez , ma fille , un père plus heureux.

Quelle félicité peut manquer à vos vœux ? **;

A de plus grands honneurs un roi peut-il prétendre ?/'*■■* J'ai cru n'avoir au ciel que des grâces à rendre.

AGAMEUNON , à part.

Grands dieux I à son malheur dois-je la préparer ?

Vous vous cachez , seigneur, et serablez soupirer -, Tous vos regards sur moi ne tombent qu'avec peine : — - Avons-nous sans votre ordre abandonné Mycène ?

AGAMEMNON

Ma fille , je vous vois toujours des mômes yeux ; iMais les temps sont changés , aussi bien que les lieut : D'un soin cniel ma joie est ici combattue. -

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