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ACTE II, SCÈNE VI

Un songe , un faible enfant , que votre a-il prévenu Peut-être sans raison croit avoir reconnu.

Je le veux croire , Abner, je puis ra'être trompée -. Peut-être un songe vain m'a trop préoccupée. Eh bien , il faut revoir cet enfant de plus près ; Il en faut à loisir examiner les traits. Qu'on les fasse tous deux paraître en ma présence.

AB.NER

"Je crains...

Manquerait-on pour moi de complaisance?

De ce refus bizarre où seraient les raisons ? Il pourrait me jeter en d'étranges soupçons. Que Josabeth , vous dis-je , ou Joad les amène. Je puis, quand je voudrai , parler en souveraine. Vos prêtres, je veux bien , Abner, vous l'avouer, Des bontés d'Athalie ont lieu de se louer. Je sais sur ma conduite et contre ma puissance Jusqu'où de leurs discours ils portent la licence : Ils vivent cependant , et leur temple est debout. Mais je sens que bientôt ma douceur est à bout. Que Joad mette un frein à son zèle sauvage , Et ne m'irrite point par un second outrage. Allez.

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