SCÈNE VI
ATHALIE, MATH.\N, suite d'athaue.
MATHAN
Enfin je puis parler en liberté ; Je puis dans tout son jour mettre la vérité. Quelque monstre naissant dans ce temple s'élève, Reine : n'attendez pas que le nuage crève. Abner chez le grand prêtre a devancé le jour : Pour le sang de ses rois vous savez son amour. Et qui sait si Joad ne veut point en leur place Substituer l'enfant dont le ciel vous menace , Soit son fils , soit quelque autre ?
Oui , TOUS m'ouvrez les veux.
Je commence à voir clair dans cet avis des cieiix. Mais je veux de mon doute être débarrassée : Un enfant est peu propre à trahir sa pensée ; Souvent d'un grand dessein un mot nous fait juger Laissez-moi , cher Mathan , le voir, l'interroger. Vous cependant , allez ; et , sans jeter d'alarmes , A tous mes Syriens faites prendre les armes.