ACTE IV, SCÉLNE VI. «SI
JOAB, à Josabelh.
Quoi ! vous ne craignez pas d'attirer sa colère
Sur vous et sur ce roi si cher à votre amour ?
Et quand Dieu , de vos bras l'arrachant sans retour.
Voudrait que de David la maison fût étemte ,
N'étcs-vous pas ici sur la montagne sainte
Où le pire des Juifs sur son fils innocent
Leva sans murmurer un bras obéissant, ûvi.' i-j -\fa-;
Et mit sur un bûcher ce fruit de sa vieillesse.
Laissant à Dieu le soin d'accomplir sa promesse.
Et lui sacriGant , avec ce fils aimé ,
Tout l'espoir de sa race en lui seul renfermé ?
Amis, partageons-nous. Qu'Ismaël en sa garde Prenne tout le côté que l'orient regarde ; Vous, le côté de l'Ourse; et vous, de l'occident; Vous, le midi. Qu'aucun par un zèle imprudent , Découvrant mes desseins, soit prêtre , soit lévite , Ne sorte avant le temps et ne se précipite ; Et que chacun enfin , d'un même esprit poussé , Garde en mourant le poste où je l'aurai placé. L'ennemi nous regarde , en son aveugle rage. Comme de >ils troupeaux réservés au carnage , Et croit ne rencontrer que désordre et qu'effroi. Qu'Azarias partout accompagne le roi.
( A Joa^.)
Venez, cher rejeton d'une vaillante race , Remplir vos défenseurs d'une nouvelle audace ; Venez du diadème à leurs yeux vous couvrir ; Et périssez du moins en roi, s'il faut périr.
(A uu lévite.)
Suivez-le, Josabeth. Vous , donnez-moi ces arnits.
(Au chœur.)
Enfants , offrez à Dieu vos innocentes larmes.