‹ Théâtre complet. Précédé d'une noticeChapitre 555 sur 566 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SALOanTH, iM CHOELn.

LE CUOEUR clunle.

Partez, enfants d'Aaron, partez :

Jamais phis illustre querelle

De vos aïeux n'arma le zèle.

Partez, enfants d'Aaron, partez :

C'est votre roi , c'est Dieu pour qui vous combattez. u^E VOIX seule.

Où sont les traits que tu lances, Grand Dieu , dans ton juste courroux ?

' IS'es-tu plus le Dieu jaloux.' N'es- tu plus le Dieu des vengeances.'

t'.NE AUTRE.

Où sont , Dieu de Jacob, tes antiques bontés .'

Dans l'horreur qui nous environne.

N'entends-tu que la voix de nos iniquités ?

N'es-tu plus le Dieu qui pardonne ?

TOUT LE CnOEUR.

Où sont , Dieu de Jacob , tes antiques bontés ?

UNE VOIX seule.

C'est à toi que dans cette guerre Les flèches des méchants prétendent s'adresser.

o Faisons, disent-ils, cesser

« Les fôtes de Dieu sur la terre ; « De son joug importun délivrons les mortels ! « Massacrons tous ses saints; renversons ses autels;

« (^ue de son nom, que de sa gloire

« Il ne reste plus de mémoire ; « Que ni lui ni son Christ ne régnent plus sur nous. »

TOUT LE CHOEUR

Où sont les traits que tu lances, Grand Dieu , dans ton juste courroux ?

N'es-tu plus le Dieu jaloux ?

N'es-tu plus le Dieu des vengeances ? , , . .

UNE VOIX seule. -'Ot^lSiîi,

Triste reste de nos rois , Chère et dernière fleur d'une tige si belle, Hélas! sous le couteau d'une mère cruelle Te verrons-nous tomber une seconde fois ? Prince aùnable, dis-nous si quelque ange, au berceau , Contre tes assassms prit soin de te défendre ;

Ou si dans la nuit du tombeau La toIk du Dieu vivant a ranimé ta cendre.

UNE AUTRE

D'un père et d'un aïeul contre toi révoltés,

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