‹ Théâtre complet, publChapitre 109 sur 191 · ORONTE, PREMIER MEDECIN · texte numérisé non relu

ORONTE, PREMIER MEDECIN

Premier Médecin.

Vous avez, Monsieur, un certain monsieur de Pourceaugnac qui doit épouser vostre fille ?

Oûy, je l'attens de Limoges, et il devroit estre arrivé.

Premier Médecin.

Aussi l'-est-il , et il s'en est fuy de chez moy, après y avoir esté mis; mais je vous defens, delà part de la médecine, de procéder au mariage que vous avez conclu, que je ne l'aye deuëment préparé pour cela, et mis en estât de procréer des enfans bien conditionnez et de corps et d'esprit. Oronte.

Comment donc ?

Premier Médecin.

Vostre prétendu gendre a esté constitué mon malade : sa maladie, qu'on m'a donné à guérir, est un meuble qui m'appartient, et que je compte entre mes effets, et je vous déclare que je ne pretens point qu'il se marie qu'au préalable il n'ait satisfait à la médecine et suby les remèdes que je luy ay ordonnez.

Oronte Il a quelque mal?

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