‹ Théâtre complet, publChapitre 129 sur 191 · ERASTE, SBRIGANI · texte numérisé non relu

ERASTE, SBRIGANI

Sbrigani.

Ouy, les choses s'acheminent où nous voulons; et, comme ses lumières sont fort petites et son sens le plus borné du moiide , je luy ay fait prendre une frayeur si grande de la sévérité de la justice de ce païs, et des aprests qu'on faisoit déjà pour sa mort, qu'il veut prendre la fuite ; et, pour se dérober avec plus de facilité aux gens que je luy ay dit qu'on avoit mis pour l'arrester aux portes de la ville, il s'est résolu à se déguiser, et le déguisement qu'il a pris est l'habit d'une femme. Eraste.

Je voudrois bien le voir en cet équipage.

Sbrigani.

Songez de vostre part à achever la comédie; et, tandis que je joûeray mes scènes avec luy, allezvous-en... [// lui parle à l'oreille.] Vous entendez bien ?

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