ACTE III, SCENE I
Iphicràte.
Pour moy, j'ay veu, et des choses tout-à-fait •convaincantes.
TiMOCiis.
Et moy aussi.
SOSTRATE
Comme vous avez veu, vous faîtes bien de croire, et il faut que vos yeux soient faits autrement que les miens.
Iphicrate.
Mais enfin la princesse croit à l'astrologie, et il me semble qu'on y peut bien croire après elle. Est-ce que madame, Sostrate, n'a pas de l'esprit et du sens ?
Sostrate.
Seigneur, la question est un peu violente. L'esprit de la princesse n'est pas une règle pour le mien, et son intelligence peut l'élever à des lumières où mon sens ne peut pas atteindre.
Aristione.
Non, Sostrate, je ne vous diray rien sur quantité de choses ausquelles je ne donne gueres plus de créance que vous; mais, pour l'astrologie, on m'a dit et fait voir des choses si positives que je ne la puis mettre en doute.
Sostrate. v
Madame, je n'ay rien à répondre à cela.
Aristione
Quittons ce discours, et qu'on nous laisse un moment. Dressons nostre promenade, ma fille, 'vers cette belle grotte où j'ay promis d'aller. Des .galanteries à chaque pas !
QUATRIÈME INTERMEDE
Le théâtre représente une grotte où les princesses vont se promener, et, dans le temps qu'elles y entrent, huit statues portant chacune deux flambeaux à leurs mains sortent de leurs niches , et font une dance variée de plusieurs figures et de plusieurs belles attitudes, où elles demeurent par intervalles.
ENTREE DE BALLET