‹ Théâtre complet, publChapitre 93 sur 191 · ACTE I, SCENE IV. i Si · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV. i Si

Eraste.

Embrassez-moy donc, je vous prie, et resserrons les nœuds de nostre ancienne amitié.

Sbrigani, [à Monsieur de Pourceaugnac].

Voila un homme qui vous aime fort.

Eraste.

Dites- moy un peu des nouvelles de toute la parenté : comment se porte monsieur vostre... là... qui est si honneste homme?

Monsieur de Pourceaugnac.

Mon frère le consul ?

Eraste.

Oûy.

Monsieur de Pourceaugnac.

Il se porte le mieux du monde.

Eraste.

Certes, j'en suis ravy. Et celuy qui est de si bonne humeur... là... monsieur vostre...

Monsieur de Pourceaugnac.

Mon cousin l'assesseur?

Eraste.

Justement.

Monsieur de Pourceaugnac.

Toujours gay et gaillard.

Eraste.

Ma foy, j'en ay beaucoup de joye. Et monsieur vostre oncle... le...

Monsieur de Pourceaugnac.

Je n'ay point d'oncle.

Eraste.

Vous aviez pourtant en ce temps-là...

i5a MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Monsieur de Pourceaugnac.

Non, rien qu'une tante.

Eraste.

C'est ce que je voulois dire ; madame vostre tante, comment se porte-t-elle ?

Monsieur de Pourceaugnac.

Elle est morte depuis six mois.

Eraste.

Helas ! la pauvre femme ! elle estoit si bonne personne !

Monsieur de Pourceaugnac.

Nous avons aussi mon neveu le chanoine, quia pensé mourir de la petite vérole.

Eraste.

Quel dommage ç'auroit esté !

Monsieur de Pourceaugnac.

Le connoissez-vous aussy?

Eraste.

Vraiment si je le connois ! Un grand garçon bien fait.

Monsieur de Pourceaugnac.

Pas des plus grands.

Eraste.

Non, mais de taille bien prise.

Monsieur de Pourceaugnac.

Eh! oùy t

Eraste.

Qui est vostre neveu...

Oûy.

Eraste.

Fils de vostre frère et de vostre sœur...

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