‹ Théâtre complet, publChapitre 94 sur 191 · ACTE I, SCENE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV. i

Monsieur de Pourceaugnac.

Justement.

Eraste.

Chanoine de l'église de... Comment l'appellezvous ?

Monsieur de Pourceaugnac.

De Saint- Estienne.

Eraste.

Le voila, je ne connois autre.

Monsieur de Pourceaugnac, [à Sbrigani], Il dit toute la parenté.

Sbrigani.

Il vous connoist plus que vous ne croyez.

Monsieur de Pourceaugnac.

A ce que je vois, vous avez demeuré long-temps, dans nostre ville ?

Eraste.

Deux ans entiers.

Monsieur de Pourceaugnac.

Vous estiez donc là quand mon cousin Téleu fit tenir son enfant à monsieur nostre gouverneur ? Eraste.

Vrayment oûy, j'y fus convié des premiers.

Cela fut galant.

Eraste.

Tres-galant.

Monsieur de Pourceaugnac.

Cestoit un repas bien troussé.

Eraste.

Sans doute.

i54 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Monsieur de Pourceaugnac.

Vous vistes donc aussi la querelle que j'eus avec ce gentilhomme perigordin?

Eraste.

Oûy.

Monsieur de Pourceaugnac.

Parbleu ! il trouva à qui parler.

Eraste.

Ah! ah!

Monsieur de Pourceaugnac.

Il me donna un soufflet, mais je luy dis bien son fait.

Eraste.

Assurément. Au reste, je ne pretens pas que vous preniez d'autre logis que le mien.

Monsieur de Pourceaugnac.

Je" n'ay garde de...

Eraste.

Vous moquez-vous ? Je ne souffriray point du tout que mon meilleur amy soit autre -part que dans ma maison.

Monsieur de Pourceaugnac.

Ce seroit vous...

Eraste.

Non, le diable m'emporte! vous logerez chez moy.

Sbrigani.

Puis qu'il le veut obstinément , je vous conseille d'accepter l'offre. •

Eraste.

Où sont vos hardes ?

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