SCÈNE PREMIÈRE
CHAVOL. MARIETTE, puis ZOZO
Au lever de rideau, Mariette est sur le seuil de la porte de gauche premier plan, en grande discussion aOec Chacal quelle essaie d'empêcher d'entrer.
MARIETTE Enfin, monsieur Chavol, ce n'est pas raisonnable. On ne vient pas chez les gens à neuf heures et demie du matin.
CHAVOL Gaby. ce n'est pas les gens, et j'ai besoin de lui parler tout de suite.
MARIETTE Mademoiselle n'est pas encore réveillée.
CHAVOL Naturellement, tandis que moi je n'ai pas dormi de la nuit.
MARIETTE
Ce n'est pas une raison pour venir troubler son sommeil.
CHAVOL
Pas ime raison, quand c'est à cause d'elle que je n'ai pat dormi?
MARIETTE
Qu'est-ce qu'elle vous avait encore fait?
CHAVOL
Elle m'a fait... qu'elle m'a refait. Enfin, je m'entends. Vous ne voulez pas la réveiller?
MARIETTE, énergiquement Non.
Cest bien, je vais la réveiller moi-même. (// remonte oîoement et, tout à coup, s'arrête.) Réflexion faite, je préfère la réveiller en douceiu.
MARIETTE Comment cela?
CHAVOL, redescendant et se dirigeant vers la droite, premier plan
Par la suavité de mes accords. Je viens justement de terminer sa chanson.
MARIETTE La chanson de l'Autruche"?
Cl IA\CL
Oui. Paroles de Cochard, musique de Chavol; je vais la lui chanter, et si ça ne suffit pas, nous la chanterons tous les deux, à tue-tête. Je prends tout sur moi. (// entre dans le salon par la droite premier plan. Mariette reste accotée à la porte.)
MARIETTE, à mi-Ooix
Un réveil en fanfare, ça nous promet une matinée pas ordinaire.
VOIX DE CHAVOL. Après un court prélude, Chavol chante