‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 110 sur 194 · CHANSON DE L'AUTRUCHE · texte numérisé non relu

CHANSON DE L'AUTRUCHE

L'autruche est c't'oiseau plein de malice. Astucieux comme un entonnoir.

Qui croit qu'sur lui le danger glisse Aussitôt qu'il ne peut plus 1' voir.

Sa p'tit' tête derrière une écorce, On n'peut plus lui rentrer dans le chou. Ce raisonnement est d'première force!

Madame, il pourrait êtr* de vous.

Ahl mes enfants, c'est confondant De par le mond' c'qu'il y a d'autruches! On croit qu'elles sont toutes au Soudan; Y en a encor' plus à Pantruchel

CHAVOL, rentrant Qu'est-ce que vous dites de ça, Mariette?

MARIEITE Epatant!

CHAVOL, modeslement

Je crois que ça aura du succès. Ça y est, quoi! (Regardant du côté de la chambre de Caby.) Qu'est-ce que ça a donné?

MARIETTE, qui est remontée près de la porte de droite^ second plan Rien.

CHAVOL Quel sommeil!

MARIETTE

Le roupillage du juste n'est rien à côté.

CHAVOL A recommencer, mais cette fois, vous allez chanter avec moi.

MARIETTE

Il faudrait que je la susse, votre autruche!

CHAVOL, lui tendant un papier

Vous me faites rire et je n'en ai guère envie. Tenez, vous l'apprendrez en la chantant. Voilà le poème; l'air vous l'avez entendu; on va en mettre. {Chavol se réinstalle dans le salon; ils chantent tous les deux.)

CHAVOL, rentrant Ejîcore rien?

MARIETTE, écoutant C'est beau, une conscience pure!

CHAVOL Cristi! {Appelant.) Zozo!

MARIETTE, riant Ça, c'est drôle!

ZOZO, entrant Monsieur !

CHAVOL

Vous allez chanter avec nous.

ZOZO, ahuri Hein?

MARIETTE, lui montrant le papier Poum, poum, poum, c'est simple comme chou.

ZOZO

Allons-y, à la va comme je te pousse l'ut de poitrine! {ïh chantent tous les trois. Potin énorme. Au second quatrain, la porte de droite second plan s'ouvre. Caby parait en bâillant et en s étirant. Elégant déshabillé du matin. Zozo se sauûe.)

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