‹ Théâtre completChapitre 36 sur 78 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

SANTIERNE. puis GORGERON el DES BORNETTES, arrivant par le fond, à sauchc

SANTIERNE, seul

Ainsi font... Ainsi font... trois petits tours et puis s'en vont... Les autres, maintenant.

GORGERON 5^1, Sâ&tidfQe?

SANTIERNE Comme veus voyez! Ces dames sont sorties.

DES BORNETTES, navré

Sorties?

SANTIERNE

Bonjour, cher Monsieur des Bornettes.

DES BORNETTES, furieux

Bonjour! — Sorties! C'est de votre faute, Gorgeron. Je mourais d'envie de faire cette promenade avec elles; c'est à cause de vous que je la manque! vous l'auriez fait exprès que...

GORGERON

Comme vous êtes injuste! A.h! les gen* amoureux! Voyons, Santierne, me croyez-vous capable d'un tel machiavélisme?

SANTIERNE

Eh! Eh! qu'est-ce que vous avez donc fait à ce pauvre Jack? Tout à l'heure, je l'ai trouvé en larmes. Il ne peut plus vous voir en peinture.

GORGERON

Oh! Je lui ai donné une petite leçon bien anodine pour lui apprendre la valeur sociale de l'hypocrisie.

DES BORNETTES, concluant

Enfin, vous savez, je ne vous tiens pas quitte de cette petite fourberie; je vous revaudrai cela à l'occasion!

GORGERON, avec une voix comiquement attristée

Vous voulez vous venger du pauvre vieux Gorgercnl Mauvaise aîîaire, croyez-moi ; vous payer sa tcte, à la bonne heure! mais vous venger! Comme à l'Ambigu I

Tenez, moi! est-ce que je me venge de vos mauvaises pensées à mon égard? Pas si bstel je me contente de me divertir à vos dépens.

DES BORNETTES, sèchement A mes dépens? Je ne me croyais pas si comique!

CORGERON Eh! mon cher! tous les cocus le sont.

DES BORNETTES, avec une amertume comique

Je croyais vraiment avoir de bonnes raisons, des raisons excellentes, pour ne pas pouvoir l'être.

Page 1