SCÈNE VII Les mêmes. SYLVAIN
SYLVAIN, très sautillant, à Clotilde
Je ne suis pas indiscret, au moins? Je passais devant ta porte; je suis monté à tout hasard. Le hasard m'a bien servi.
CLOTILDE, servant
H te servira même du thé, si le cœur t'en dit. SYLVAIN
Le cœur se tait, mais l'estomac accepte. (A Lucienne.) Bonjour, chère madame. Comme il y a longtemps qu'on ne s'était vus!
LUCIENNE
CŒUR A CCEUR
SYLVAIN
Vous avez donc cîe^ centaines d'années ck moms! Comment faites-vous?
// regarde de icus côtés.
CLOTÎLDE
Qu'est-ce que tu cherches?
SYLVAIN
Du citron. Je voudrais une rondelle de citrcMi.
CLOTILDE Avec du lait?
Quelle hérésie! Pas de lait! Pas la moindre gouttelette!
CLOTILDE, remonlanl à S^^lvain
C'est bien. Je vais te faire envoyer tout un citronnier. (A Lucienne.) Excuse-moi, un coup de téléphone à donner. Je reviens tout de suite. (A S]}lvam.) Tâche de ne pas trop ennuyer Lucienne pendant ce temps-là. {A Lucienne.) Tu sais, ce garçon n'est pas désagréable quand on n'en abuse pas.
LUCIENNE, riant
Mais je n'ai pas la moindre intention d'abu«er de ton frère.
SYLVAIN Je !• regrette.
CLOTILDE
Il ne faut pas ie prendre à l'heure. Comraa le* taxis, ri est un pea ch»r; mais à la course, il n'est pas désavantageux.
t(ÈiJk A CŒUR tr^
SYLVAIN
Charmant! J« ci-ois que j'ai mon compte, moi. pourboire compris. (// mange des petits fours.) N'oublie pas mon citron surtout, sœur sarcastique.
Sois tranquille, frère intermittent.
Elle sort.