‹ Théatre completChapitre 1079 sur 1461 · DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE II, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE II, SCÈNE IL

Moi, l'eDDemi mortel des procédés infâmes, Je m'avance, et d*abord...

CARLIN

^entends, flamberge au vent.

D. CÉSAR

Tb l'as dit; mon brutal prend soudain le devant, Gagne an pied. Je m'approche, et vois en l'une Uq si brillant amas de grâces naturelles, [d'elles Qoe tout mon cœur charmé, dès ce premier mo-

[ment.

Malgré moi, prend pour elle un tendre engagement. Ble y répond d'un air attirant, mais modeste. U ouit an lendemain fait remettre le reste ; fous les soirs, je la vois sans qu'il me soit permis ke la suivre, autrement nous sommes ennemis. liosi je meurs d'amour, et j'ignore qui j'aime.

U Terrez-vous ce soir?

O. CÉSAR

Oui, toujours au lieu même.

CARLIN

(Test assez, laissez-moi, monsieur, la déterrer.

o. CÉSAR.

■e s'en fâcherait.

CARLIN

Quoi, toujours soupirer, tas coDuattre l'objet que votre amour oblige?

D. CÉSAR

ecraios trop...

CARLIN

Laissez-moi la déterrer, vous dis-je.

^t n'en ira que mieux. Revenons sur nos pas. litre épouse Isabelle, et don Fernand Vargas, quand les voir?

o. CÉSAR.

A quand? Plus pour moi d'Isabelle.

CARLIN

tsiTotre inconnue était quelque donzelle... ^ qui selon le cas fût d'accommodement?

o. CÉSAR.

11! Parle avec respect d'un objet si charmant, '<»( uoe modestie à surprendre, un visage illiODnôtelé règne.

Ah! D'abord. Elle est sage, 'tttlamème pudeur; mais, quel qu'en soit l'ap- Kâ sommes à Madrid, ne vous y fiez pas, [pas, ^lici, monsieur, de terribles sucrées.

o. CÉSAR.

es choses ne sont pas si longtemps ignorées, «se connaît enfin.

CARLIN

Cependant, entre nous, oas êtes sans argent, grand embarras pour vous. m ne vous eût manqué chez le futur beau-père, était un sûr recours; il faut donner pour plaire. ^ei présent ferez-vous à votre aimable ?

o, CÉSAR.

Moi?

Point d'autre que celui de mon cœur, de ma foi. Ce diamant offert, pour en être le gage. Lui tient lieu contre moi du plus sensible outrage; Ma téméraire audace a pensé tout gâter.

CARLIN

On recule souvent, dit-on, pour mieux sauter. Mais on vous rit de loin, n'est-ce point sa suivante?

D. CÉSAR

Non, elle n'a jamais qu'une jeûne parente. Qui déjà mariée accompagne ses pas.

CARLIN

G'estàvousqu'onen veut. Comme on vous lorgne!

Page 1