DON CÉSAR D'AVALOS, ACTE H, SCÈNE V
GABLnr.
Boa voyage, Dites oui.
D. CBSAR.
Non, monsieur J'ai respect pour votre âge, Koe puis consentir à vous tromper... Je viens...
CARLIN
^ioos avons vu, monsieur, de drôles d'Indiens.
D. FBRNAND.
Yo3 lettres de Goa me rendirent la vie.
Les Tojant, les lisant, que j'eus Tàme ravie !
le Toos avais cru mort.
CARLIN
Le voilà bien vivant.
O. FKRNAlfO.
lais, mon fils, dites-moi...
o. CÉSAR.
Sans aller plus avant, U nom de votre fils aurait de quoi me plaire,
Quoi, VOUS n'êtes pas le fils de votre père? Yods TOUS moquez.
D. CéSAR.
En vain on veut vous éblouir.
D. FBRNAND.
loi, je ne serais pas son père?
CARLIN
A vous ouïr, La chose est sûre, il est votre fils, on le nomme...
D. FBRNANO.
DonLope.
CARLIN
Oui, justement. Monsieur est honnête homme. Pourquoi de son accueil faire si peu de cas ? Si] n'était votre père, il ne le dirait pas.
(A D. Femand,) Je sais ce qui le tient, que rien ne vous tourmente.
D. FBRNAND.
D m'a trompé peut-être, et sa femme est vivante.
CARUN.
Sa femme...
D. CÉSAR
QueUe femme? As-tu perdu l'esprit?
CARLIN, à D. Femand, Ne vous étonnez pas de tout ce qu'il vous dit. Revenant de Goa, nous avons eu du pire. La tempête a longtemps battu notre navire. Mon mattre acru trois fois être englouti dans Teau ; Et la peur a si bien desséché son cerveau, Quetombantparla fièvreen certaine humeur noire, Il en est demeuré tout perclus de mémoire. %ages, villes, gens, rien ne s'imprime.
o. FERNANO.
Hélas!
CARLIN
Le plus souvent moi-même il ne me connaît pas. Parlez-lui de la mer, des choses qu'il a vues. S'il répond, vous diriez qu'il est tombé des nues. Point de réminiscence.
D. FERNANO.
A quoi l'homme est sujet!
Mon fils, consolez-vous.
CARLIN
C'est votre fils tout fait Dans Goa sa mémoire était alors entière. Il m'a dit mille fois que vous étiez son père, Un homme entretaillé, sec, le visage frais.
D. CESAR
As-tu donc entrepris de ne finir jamais?