‹ Théatre completChapitre 1106 sur 1461 · DON CÉSAR D-AVALOS, ACTE IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

DON CÉSAR D-AVALOS, ACTE IV, SCÈNE VI

En matière d'époux vous allez à grands frais; Si ]*on veut qu'il vous plaise il faut le faire exprès, Allez, pour vous punir, si je n'étais bon père, Vous voulez perdre tout, je vous laisserais faire. Ne Toir pas qu'un parti si riche, si puissant..

ISABELLE

Le bien pour l'hyménée est un motif pressant ; Mais à quoi voulez-vous, mon père, qu'il m'engage. S'il n'est accompagné de quelqu'autre avantage?

D. TERNAND.

Quand on vous a nommé don César pour époux, Qu'on l'a laissé venir, que ne l'empèchiez-vous? D fallait m'opposer alors votre scrupule.

ISABELLE

Pouvais-je deviner qu'il était ridicule?

Qoe son discours rempli de termes affectés.. •

D. PERNAND.

Taisez-vous, il vaut mieux que vous ne méritez. C'est si votre morale en devient la maîtresse. Dans votre cerveau seul que loge la sagesse; Et quand sur cet hymen nous sommes si pressants. Votre frère, ni moi n'avons pas le bon sens.

ISABELLE

A parler franchement, j'admire que mon frère Sur le choix d'un tel gendre à vos souhaits défère.

D. FERNAND

D a torty et son goût devrait choquer le mien. Est-ce vous, Béatrix, qui l'instruisez si bien ? Qui remplissez son cœur de ces belles idées?

BÉATRIX

Encortoutmaintenantnousnoussommesgrondées; D ne tient pas à moi qu'elle n'ait le bon pli. le trouve don César un époux accompli.

C'est le bien que j'en dis qui fait notre querelle; Je ne puis... Mais que vois-je ?

D. FBRNAND.

Ah ! Voici SganareUe.

Page 1