SCÈNE VI
D. FERNAND, ISABELLE, BÉATRIX, SGANA- RELLE, avec nn kabit de deuil.
D. FBRNAND.
Bonjour.
80ANARBLLS, pleurant.
Bonjour, monsieur. Qui se fût attendu...
D. FERNAND
Pourquoi tant sangloter?
BÉATRIX, bas.
C'est autant dépendu; Où vas-tu, malheureux?
SGANARBLLB.
Ladouleurqui me presse...
Ah, monsieur!
D. FBRNAND.
Apprends-nous quelle est cette tristesse, D'où te vient ce grand deuil?
SOANARELLB.
Monsieur, si je l'ai pris C'est à mon grand... Bonjour, ma pauvre Béatrix.
BÉATRIX
Dieu te gard.
SOANARELLE, montrant Isabelle.
Estrce là la petite Barbète, [traite?
Qui n'était qu*un bouchon quand nous fîmes re-
BÉATRIX
Elle-même.
SGANARBLLB.
En douze ans comme une fille vient !
Je l'ai bien fait sauter.
BBATRIX.
Est-ce qu'il t'en souvient ?
SGANARBLLB.
La voilà belle et grande.
BÉATRIX
Assez.
SGANARBLLB.
Mon pauvre maître En partant de Goa, brûlait de la connaître ; Mais sa mort...
D. FBRNAND.
Tu viens donc m'annoncer son trépas? Il est mort?
SGANARBLLB.
Si bien mort qu'il n'en reviendra pas.
D. FBRNAND.
Et l'as-tu VU mourir ?
SGANARBLLB.
Oui, la mort de sa femme L'a si bien tourmenté, qu'il en a rendu l'àme.
D. FERNAND
Où donc est arrivé ce funeste accident?
SGANARBLLB.
A Cadix, chez Gomez votre correspondant.
En cinq jours. Il m'est dû la moitié de mes gages.
D. FERNAND
Coquin.
SGANARBLLB.
Comment, coquin?
D. FBRNAND.
Hé!
SGANARBLLB.
Quoi?
D. FBRNAND.
Tu m'envisages ?
Les injures encor seront mon réconfort.
D. FBRNAND.
Donc, tu voles ton maître, et soutiens qu'il est
SGANARBLLB. [mort?
Moi?
D. FBRNAND, lui montrant don César.
Regarde.