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SCÈNE I MARS, LA FORTUNE

MARS

Qaoil la Fortune sans bandeau ?

LA FORTUNE

ie Tiens de Tarracher moinnème,

Pour voir l'éclat pompeux'de ce temple nouveau. Mais d'où vient qu'à l'aspect d'un ouvrages! beau, Le dieu Mars fait paraître une douleur extrême?

MARS

Puis-je voir, sans cbagrin, qu'un mortel à mesyeux. Des honneurs qu'on me doit emporte l'avantage? Je sais bien que Louis est un roi glorieux, En qui mille vertus, par un noble assemblage. Offrent à révérer le plus parfait ouvrage Qui jamais ait marqué la puissance des dieux; Mais parce qu'il se fait admirer en tous lieux,

Ai-je mérité qu'on m'outrage ?

Voyez ce que ce temple ajoute à son renom; Voyez sur cent tableaux avec quel soin la Gloire

A tracé la brillante histoire Des merveilleux exploits qui consacrent son nom.

C'est là que les plus grands courages.

D'un zèle tout soumis écoutant la chaleur,

Viennent par d'assidus hommages Honorer la prudence unie à la valeur.

Cependant mes autels, où par toute la terre L'encens se prodiguait pour les moindres hasards,

Sont négligés de toutes parts.

On regarde Louis comme dieu de la guerre,

Et Ton ne songe plus à Mars.

D'un si honteux mépris c'est trop souffrir l'audace» J'en punirai l'injure, et ce temple détruit. Va dans le monde entier étaler à grand bruit

Ce que peut un dieu qui menace.

LA FORTUNE

Si Louis des mortels vous dérobe les vœux, N'ai-je pas même plainte à faire?

Tout le monde à l'envi pour devenir heureux, N'aspirait toujours qu'à me plaire ;

Mais depuis que la gloire a par tout l'univera

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