‹ Théatre completChapitre 113 sur 1461 · SCÈNE IV LÉONOR, D. JUAN, JACINTE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV LÉONOR, D. JUAN, JACINTE

LKONOR.

Arrêtez un moment.

Don Juan, et du moins oyez mon complimeut, U civililé seule à cela vous convie :

Coe aulre sous ses lois tient votre âme asservie, El ce cœur si longtemps captif de ma beauté, TroQTe enfîn des appas dans rinfldélité? Bébieo, ce changement est assez ordinaire, Je le vois sans regret puisqu'il a pu vous plaire : Mais fuir à ma rencontre, et faire le surpris, Cest de riodifférence aller jusqu'au mépris ; Souvenez- vous du moins que vous m'avez aimée.

D. JUAN

Dites mieux, que de moi vous fûtes estimée. Oui, madame, si j'ose cnûn parler sans fard, L'amourdans mes devoirs n'eut jamais grande part: Je vous devais beaucoup, et faisais mon possible Pour vous montrer u n cœur à vos bienfaits sensible; Mais il n'est plus saison de vous rien déguiser. Cessez d'être crédule et de vous abuser : D'un si charmant objet je reconnais l'empire, Qu'avant que de changer il faudra que j'expire.

LÉONOR, à Jucinie»

Avec combien d'adresse il feint pour m'éprouver!

D. JUAN

Par vos commandements je fus hier vous trouver, En vain je vous priai de me vouloir entendre; Après ce traitement rien ne vous doit surprendre : Ne vous élonnez point de ce que je vous fuis, Cesl votre ordre, madame, et je vous obéis.

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