CHANSON DU SECOND SATYRE
Un jour la jeune Lisette Couchée à l'ombre d*un bois.
Disait d'une triste voix, Hélas! hélas! faut-il rêver seulette,
Et ne pourrait-on quelquefois Se trouver deux à rire sur Therbette?
Un berger survint Qui lui tint Bonne et douce compagnie.
Sur la rencontre au bois, dès qu'on en eut le vent. On fit jaser la calomnie, Qui mit cent contes en avant.
Mais Lisette laissa médire.
Le berger Tavait fait rire.
Elle y retourna souvent.
Ma voix? Est-il rien de si doux?
DORINE
Vous avez fait tous deux merveilles.
TROISIÈME SATYRE
Ce n'est encor là rien, apprêtez vos oreilles.
FLORISE, DORINE, ASTÉRIE, trois SATYRES, deux autres SATYRES qui surviennatt,
QUATRIÈME SATYRE
Ah, ah I Troupe gaillarde, il fait bon avec vous.
PREMIER SATYRE
Halte-là.
CINQUIÈME SATYRE
Vous pensiez avoir chacun la vôtre, Mais vous n'avez qu*à décompter.
DEUXIÈME SATYRE
Ah I S'il ne tient qu'à disputer.-..
QUATRIÈME SATYRE
Prenez-en votre part, et nous donnez la nôtre; Quand on parle raison, il la faut écouter.
ASTÉRIE
Avec eux avant vous nos pactions sont faites, Sous les lois de l'hymen ils nous donnent learfoi.
CINQUIÈME SATYRE
De l'hymen? Ah 1 Je m'en ris, moi.
Ce sont là de belles défaites.
TROISIÈME SATYRE
Le pas est un peu hasardeux.
Si nous faisions jouer une fois la massue...
QUATRIÈME SATYRE
Pour n'avoir rien à débattre avec eux, De ce côté tourne la vue. Celle qui vient suffira pour nous deux, Elle seule, elle vaut plus que les trois enseinble.
CINQUIÈME SATYRE
J'en suis charmé.