SCÈNE II FLORISE, DORINE, ASTÉRIE
DORINE
Je ne sais 8*il croit qu*au besoin Son maître contre nous aura de quoi suffire; Mais de nous épargner il ne prend guère soin.
PLORISB.
En badinant voilà ce qu'on s'attire.
Le grand plaisir de vous être fait dire
Qu'on ne vous craint, ni de près ni de loin? Pour moi, qui me suis mise à composer nn charme, Pour guérir un mari de son ombre jaloux.
Je pense avoir mieux fait que vous; C'était un éternel vacarme.
Je l'apaise, et rejoins l'épouse avec l'époux.
ASTÉRIE
La paix ainsi par moi n'aurait pas été faite; Et comme des jaloux de tout temps on a ri, Pour faire crever le mari, J'aurais rendu la femme si coquette.
Que rien n'aurait jamais guéri Les visions de son âme inquiète.
Après tout, qui voudrait de près y regarder. C'est bien aux maris à gronder.
Si quelquefois de tendres flammes S'allument dans nos jeunes cœurs.
Que ne sont-ils les galants de leurs femmes? On n'en chercherait point ailleurs.