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CIRCÉ, ACTE II, SCÈNE IV

Qai des galants qui vont chez eux Ménageant rutile tendresse, N'ont besoin de notre pouvoir Que pour être sans yeux, quand il ne faut rien voir.

ASTERIE.

Que direz- vous d'un tas de belles Qui donnent le champ libre à cent regards errants, Et qui pour voir leur cour grossir de soupirants,

Me font à tous moments pour elle

Faire des charmes différents ?

Eocor, tout de nouveau, j'en ai deux de commande Pour reblanchir des lis efTacés par les ans ;

A moins qu'avec nous l'on s'entende.

L'âge fait de vilains présents Dont la beauté n'est pas bonne marchande.

FLORISE

Ce sont là des emplois légers,

Les miens sont de plus d'importance.

Un brave qui n'a pas une entière assurance, Quand il s'agit d'affronter les dangers,

A mis en moi son espérance.

Pour le garantir de l'effroi Qui rend des plus hardis la valeur étouffée,

J'ai promis de le rendre fée.

Étant invulnérable, il trouvera de quoi S'acquérir les honneurs du plus brillant trophée; El pour combler ses vœux, Circé...Mais je la voi.

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