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CIRCÉ, ACTE V, SCÈNE I

CIRCé.

Je viens de le promettre, il le sera sans doute.

DORINE

D'une telle promesse il doit être charmé;

Mais^ madame, je la redoute.

Un violent courroux n'est point sitôt calmé ; Et qui court où l'entratne un transport enflammé,

Change malaisément de route.

ciRcé. [fait,

Moi, changer! Non, Dorine, à Taffront qu'il m'a Je dois pour m'en venger une fureur extrême,

Dont tu verras bientôt l'effet.

Glaucusne peut rien souffrir par lui-même, Je veux à ce défaut qu'il souffre en ce qu'il aime ;

Et je n'aurais qu'un plaisir imparfait.

Si l'amour que Sylla lui va faire paraître

N'augmentait pas le désespoir

Que dans son cœur doit faire naître L'état épouvantable où je la ferai voir.

Vouspuniriez Sylla? Samorlpourraitvous plaire? Quel crime a-t-elle fait, et quelle dure loi Autorise contre elle un arrêt si sévère?

cmcÉ.

Elle s'est fait aimer, et je ne l'ai pu faire.

N'est-ce pas un crime envers moi

Digne de toute ma colère ?

DORINE

Mais, madame, songez...

CIRCR.

Viens, c'est trop t'écouter, La vengeance où l'honneur engage.

Est un torrent dont le ravage Redouble d'autant plus qu'on cherche à l'arrêter.

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