SCÈNE VIII GLAUCUS, PALÉMON, QRCÉ, DORINE
PAUblON.
Un malheur qui va vous surprendre.
Des fureurs de Circé Sylla s'est fait raison, Elle n'est plus.
GLAUGUS.
Sylla n'est plus I
PALÉMON
Désespérée De l'affreux changement qui causait ses soopirs Sans me vouloir entendre elle s'est retirée Où la mer qu'elle voit offre à ses déplaisirs
L'heureux secours d'une mort assurée.
Là, d'un fixe regard envisageant les flots,
CIRCÉ, ACTE V, SCÈNE XU
Après quelques moments d'un calme qui m'abuse, «Fais-moi, « dit-elle,» ô mer, rencoDlrerle-repos Que depuis si lôoglemps la terre me refuse ! » A ces mois, tout à coup, je la vois s*élancer, L'onde s'entr'ouvre, et frémit de sa chute ; Et finissant les maux où sa vie est en butte, Cache l'horreur du sort qui l'y fait renoncer.
GLAUCCS.
Hé bien, êtes- vous satisfaite ?
Votre vengeance a-t-elle un succès assez doux?
CIRCE
Non, sa trop prompte mort Ta rendue imparfaite. Je la voulais vivante, et que, souffrant par vous, Elle en fît mieux sentir à votre âme inquiète L'ennui d'avoir sur elle attiré mon courroux. Votre peine finit quand la mienne redouble, Sylla ne vivant plus dégage votre foi.
Don calme heureux faites-vous une loi; Et tâchez, pour n'avoir jamais rien qui le trouble, A ne vous souvenir ni d'elle, ni de moi.
(Gircé disparait ainsi qne son palais.) (le théâtra change, et Olancoi se trouve sur le bord de la mer.)