‹ Théatre completChapitre 1196 sur 1461 · CHANSON DU BERGER · texte numérisé non relu

CHANSON DU BERGER

Quand on diffère à se rendre, Une belle peut prendre De la fierté;

Mais contre un cœur tendre Pourquoi défendre Sa liberté?

LE GÉNIE

Achevez, et formez pour spectacles nouveaux, Et des buissons, et des berceaux.

(Les arbres qui ont paru sur la montagne, s'en téparsot rt forment successivement des buissons, des allées et des berceaux.)

LE GÉNIE poursuit.

Hé bien. Muse, es-tu satisfaite?

THALIE

Je t'admire et me tais.

LE GÉNIE

Après ce que tu vois.

Des fêtes dont Tamour me doit laisser le choix, Puisque J'en prends le soin, ne sois plus inquiète.

LA NYMPHE ET LE BERGER, chantent ensmbie.

Ah, qu'il est doux de 8*unir à l'amour !

Avec l'amour on peut tout faire;

La beauté la plus sévère

A beau fuir ce qui peut Tenflaromer à son tour.

Cherchez toujours à lui plaire.

Vous trouverez un heureux jour.

Ah, qu'il est doux de s'unir à l'amour I

Avec l'amour on peut tout faire.

LE GÉNIE

Allons, c'est trop tarder, suis-moi.

THALIE

Pour l'Inconnu j'attends beaucoup de toi. L'entreprise est un peu hardie; Mais je n'ai rien promis dont je ne vienne à bout.

LE GENIE

Je le crois; ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on publie Que les Français ont un génie Qui les rend capables de tout.

(Ils passent, en s'en retournant, par-dessous une allée qsi occupe le milieu du théAtre, et qui en tient toute la \ongwm: et lorsqu'ils sont tout à fait retirés, cette grande allée forae trois petits monts, qui se changent en un instant en plosieon arbres : ces arbres se retirent un moment aprëc, et I» violons jouent une ouverture.)

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