CHANSON DE LA BOHÉMIENNE
Il faut aimer, c'est un mal nécessaire Quand le bel âge attire les amours.
Qui fait la flère
Dans ses beaux jours,
N'est pas toujours
Sûre de plaire.
On court toujours où brille la jeunesse. Ménagez bien cet aimable printemps.
Pour la tendresse
Il n'est qu'un temps,
Et les beaux ans
S'en vont sans cesse.
(Cette chanson étant finie, les Bohémieni font enoor* ^mIques figures en marchant, après quoi la même BohémieaM chante ces autres paroles sur un autre air que celui de li sarabande.)
Si l'amour tôt ou tard Nous met sous son empire,
A ce qu'il désire
Prenons quelque part, Et fuyons le martyre
D'aimer par hasard.
Choisissons un cœur tendre,
Fidèle, amoureux, Il est trop dangereux De se laisser surprendre;
Et, pour trop attendre,
On est malheureux.