‹ Théatre completChapitre 1288 sur 1461 · D. CARLOS, D. JUAN, ALONSE · texte numérisé non relu

D. CARLOS, D. JUAN, ALONSE

ALONSE, ùun valet.

Fais boire nos chevaux, et que l'on nous atlende. Par où donc... Mais, ô ciel, que ma surprise est

D. CARLOS, ù Alonse. [grande!

D'où vient qu'ainsi surnousvosregardsaltachés...

ALONSE

Voilà votre ennemi, celui que vous cherchez,

D Juan.

D. CARLOS

D. Juan ?

D. JUAN

Oui, je renonce à feindre, L'avantage du nombre est peu pour m'ycontraio- Je suis ce don Juan, dont le trépas juré... [dre,

ALONSE, à D. Carlos.

Voulez-vous...

n. CARLOS.

Arrêtez. Mêlant seul égaré.

Des lâches m ont surpris, et je lui dois la vie Qui par eux, sans son bras, m'aurait été ravie. Don Juan, vous voyez, malgré tout mon courroux, Que je vous rends le bien que j'ai reçu de vous; Jugez par là du reste, el si de mon offense, Pour payer un bienfait, je suspens la vengeance, Croyez que ce délai ne fera qu'augmenter Le vif ressentiment que j*ai fait éclater. Je ne demande point qu'ici, sans plus attendre, Vous preniez le parli que vous avez à prendre. Pour m'acqui lier vers eux je veux bien vous lai^r, Quoi que vous résolviez, le loisir d'y penser. Sur l'outrage reçu, qu'en vain on voudrait laire, Vous savez quels moyens peuvent me satisfaire. Il en est de sanglants, il en est de plus doux. Voyez-les, consultez, le choix dépend de vous. Mais enfîn, quel qu'il soit, souvenez-vous, de grâce. Qu'il faut que mon affront par don Juan s'efface, Que ce seul intérêt m'a conduit en ce lieu. Que vous m'avez pour lui donné parole Adieu.

ALONSE

Quoi, monsieur?

D. CARLOS

Suivez-moi.

ALONSE

Faut-il...

D. CARLOS

Noire querelle Se doit vider ailleurs.

Page 1