SCÈNE IV D. GARCIE, ISABELLE,. JACINTE
D. GABGIE.
Quoi, je te trouve en pleurs ?
ISABELLE
J'ypuîsbienêtrehélas!
Si vous ne révoquez l'arrêt de mon trépas. Vous-même jugez-en ; que puis-je me promettre De qui m'ose envoyer une si belle lettre?
D. GARCIB.
Peu de chose souvent brouille un jeune cerveau. Voyons.
ISABELLE, lui donnant sa lettre.
Le compliment en est rare et nouveau.
JACINTE, à Ixabelie,
Ne vous relâchez pas, et, quoi qu'il en arrive, Toujours le même ton, ferme la négative.
ISABELLE
II n'en arrivera que ce que j'en prévoi ; Ses six mille ducats lui plairont plus qu'à moi ; Et son cœur se rendant à de si honteux charmes, Sans en être touché, verra couler mes larmes.
JACINTE
Puisqu'il branle la tête il n'est pas satisfait.
D. GARCIE, bax.
A dire vrai, ce gendre a l'esprit bien mal fait.
ISABELLE
Hé bien, que dites-vous d'une telle sottise?
D. GARCIE
Te faut-il élonner qu'il parle avec franchise? Cesse d'être alarmée et de t'en indigner ; La plus fâcheuse humeur est aisée à gagner.
ISABELLE
Mais ce n'est qu'un vilain, un avare.
D. GARCIE
Ma fille, C'est par là que l'éclat vient dans une famille; L'épargne est nécessaire à qui veut s'agrandir.
ISABELLE
II est capricieux.
D. GARCIE
Il lui faut applaudir.