SCÈNE IV D. JUAN, SGANARELLE
D. JUAN
Mourez quand vous voudrez, il ne m'importe guère. Ah, que sur ce jargon qu'à toute heure j'entends. Les pères sont fâcheux qui vivent trop longtemps!
SGANARELLE
Monsieur...
* D. JUAN
Quelle sottise à moi quand je l'écoute!
SGANARELLE
Vous avez tort.
D. JUAN
rai tort?
SGANARELLE
Hé.
D. JUAN
J'ai tort?
SGANARELLE
Oui, sans doute.
Vous avez très grand tort de l'avoir écouté Avec tant de douceur et tant d'honnêteté. Le chassant au milieu de sa sotte harangue, Vous lui deviez apprendreàmieuxrégler sa langue. A-t-on jamais rien vu de plus impertinent? Un père contre un flis faire l'entreprenant? Lui venir dire au nez que l'honneur le convie A mener dans le monde une louable vie? Le faire souvenir qu'étant d'un noble sang. Il nedevraitrien faire indigne de son rang? [suivre ! Les beaux enseignements ! C'est bien ce qu'on doit Un homme tel que vous, qui sait comme il faut vivre; De votre patience on se doit étonner.
Pour moi, je vous l'aurais envoyé promener.