LE FESTIN DE PIERRE, ACTE IV, SCÈNE VI
Decesangqael'histoireenmilleendroits renomme! Etqu'avez-vous donc fait pour être gentilhomme? Si ce litre ne peut vous être contesté, Pensez-vous avoir droit d'en tirer vanité, Et qu'il ait rien en vous qui puisse être estimable» Qaand vos dérèglements l'y rendent méprisable ? Non, non, de vos aïeux on a beau faire cas, La naissance n*est rien où la vertu n'est pas; Aussi nous ne pouvons avoir part à leur gloire. Qu'autant que nous faisons honneur à leur mémo!- L'éclat que leur conduite a répandu sur nous, [re. Des mêmes sentiments nous doit rendre jaloux; C'est un engagement dont rien ne nous dispense. De marcher sur les pas qu'a tracés leur prudence, D'être à les imiter attachés, prompts, ardents. Si nous voulonspasser pour leurs vraisdescendants. Ainsi de ces héros que nos histoires louent. Vous descendez en vain, lorsqu'ils vous désavouent, Et que ce qu'ils ont fait et d'illustre et de grand, N'a pu de votre cœur leur en être garant. Loind'êtredeleur8ang,loinqueron vousencomp- L'éclat n'en rejaillit sur vous qu'à votre honte; [te. Et c'est comme un flambeau qui, devant vous porté. Fait de vos actions mieux voir l'indignité. Enfin, si la noblesse est un précieux titre. Sachez que la vertu en doit être l'arbitre. Qu'il n'est point de grands noms, qui sans elle obs- D. JUAN. [curcis...
Monsieur, vous seriez mieux si vous parliez assis.
D. LOUIS
Je ne veux pas m'asseoir, insolent. J'ai beau dire. Ma remontrance est vaine, et tu n'en fais que rire. C'est trop, si jusqu'ici dans mon cœur, malgré moi, La tendresse de père a combattu pour toi. Je l'étouffé; aussi bien il est temps que j'efface La honte de te voir déshonorer ma race, Et qu'arrêtant le cours de tes dérèglements. Je prévienne du ciel les justes châtiments; J'en mourrai, mais je dois mon bras à sa colère.