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SCENE IV

LA STATUE dn commandeur, D. JUAN, LÉONOR, PASCALE, SGANARELLE.

LA STATUE, prenant D. Juan par la main. Arrête, don Juan.

LÉONOR

Ah ! Qu'est-ce que je voi?

Sauvons-nous vite, hélas!

D. JUAN, tâchant ù se défaire de la statue.

Ma belle, atteodez-moi.

Je ne vous quitte point.

LA STATUE

Encore un coup, demeure, Tu résistes en vain.

SGANARELLE

Voici ma dernière heure, C'en est fait.

D. JUAN, à la statue.

Laisse-moi.

SGANARELLE

Je suis à vos genooi, Madame la statue, ayez pitié de nous.

LA STATUE

Je t'attendais ce soir à souper.

D. JUAN

Je t'en quitte, On me demande ailleurs.

LA STATUE

Tu n'iras pas si vile.

L'arrêt en est donné, tu touches au moment Où le ciel va punir ton endurcissement. Tremble.

Tu me fais tort quand tu m'en crois capable. Je ne sais ce que c'est que trembler.

SGANARELLE

Détestable 1

LA STATUE

Je t'ai dit, dès tantôt, que tu ne songeais pas Que la mort chaque jour s'avançait à grands pas; Au lieu d'y réfléchir, tu retournes au crime, Et t'ouvres à toute heure abîme sur abtme. Après avoir en vain si longtemps attendu, Le ciel se lasse ; prends, voilà ce qui t'est dû.

[La statue embrasse D. Juan, et un moment afrH tous les deux sont abhués.) D. JUAN.

Je brûle, et c'est trop tard que mon âme interdite... Ciel !

SGANABELLB.

Il est englouti, je cours me rendre ermite. L'exemple est étonnant pour tous les scélérats, Malheur à qui le voit, et n'en profite pa<i.

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