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SCÈNE VI MADAME JOBIN, M. GILET

MADAME JODIN.

Vous ne sauriez être sage, monsieur Gilet.

J*ai vu l'heure que j'allais être frotté. Je ne sais comment cela s*est fait, car j'appuyais du petit doigt sous la garde, d'une fermeté...

MADAME JOBIN

Ne voyiez-vous pas que je vous faisais signe de reculer? 11 n'avait garde qu'il ne vous battit.

M. GILBT.

Pourquoi?

MADAME JOBIN

C'est que je lui ai donné une épée enchantée aussi bien qu'à vous. II y a trois mois qu'il a la sienne, et les premiers qui en ont battent les autres.

M. GILKT.

Je savais bien que je ne m'étais pas trompé à mon petit doigt. Peste! Il allongeait à coup sûr, et si j'eusse fait le sot, j'en avais au travers du corps.

MADAME JOBIN

Vous voyez bien qu'il ne faut pas vous jouer à tout le monde.

M. GILET

A présent que me voilà averti, je garderai tout mon courage pour l'armée. Je pars demain, droit en Allemagne.

MADAME JOBIN

Vous ferez très bien. Quand les ennemis auraient quelques épées enchantées, il n'y en a point qui vaillent les miennes.

Adieu, madame Jobin, jusqu'à ce que vous me voyiez meslre de camp.

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