‹ Théatre completChapitre 146 sur 1461 · SCÈNE III D. FÉLIX, MENDOCE, GUZMAN caché · texte numérisé non relu

SCÈNE III D. FÉLIX, MENDOCE, GUZMAN caché

D. FÉLIX

Marche sans faire bruit.

GUZMAN, bas.

L'heure est bien indécente, Sont-ce point des galants qui cherchent laservan-

MENDOCE. [te?

Si l'amour tourmentait chacun également.

Malheur plus de cent fois à qui serait amant : Tout le monde à présent paisiblement repose, Et vous seul. .

D. FÉLIX

A ma mort souffre que je m'oppose.

Que je voie Isabelle, et tâche à détourner Le coup trop inhumain qui doit m'assassiner : 11 faut que je lui parle.

MENDOCE

Et vous osez prétendre.

Qu'Isabelle à minuit soit prête à vous entendre, Elle qui vous méprise avec tant de fierté?

n. FÉLIX.

Mon amour est pour elle une nécessité, Pour ne pas se résoudre à vivre infortunée Sous les honteuses lois d'un indigne hyménée. Sais-tu quelle est sa chambre ? En as-tu pris souci?

MENDOCE

Oui, je crois l'avoir vue entrer en celle-ci.

D. FÉLIX

Ne te trompes-tu point?

MENDOCE

Non, c'est ici sans doute.

Frappe tout doucement. S'éveille-t-elle ? Écoute.

MENDOCE

Je pense ouïr marcher. L'on ouvre.

D. FÉLIX

Éloigne-loi.

Page 1