‹ Théatre completChapitre 165 sur 1461 · D. BERTRAND, D. FEUX, ISABELLE, LÉONOR, JACINTE, GUZMAN · texte numérisé non relu

D. BERTRAND, D. FEUX, ISABELLE, LÉONOR, JACINTE, GUZMAN

LÉONOR

L'heure de déloger, mon frère, est-elle prise? Le cocher est tout prêt, et l'on n'attend que vous.

D. BERTRAND

Oui, bienlôt. Approchez, belle nymphe aux yeux Donnez-moi votre main. [doux,

Que prétendez- vous faire ?

D. BERTRAND

Touchez là.

(// veut obliger Uabelle à toucher dam la main

de D, Félix).

ISABELLE

Moi?

D. BERTRAND

Vous, vile, et sans plus de mystère.

Don Félix vous en conte, il est de vous chéri, Je vous fais son épouse, et lui votre mari : Je ne fus convoileux jamais du bien d'un autre.

ISABELLE

Pouvez-vous me donner si je ne suis pas vôtre?

D. BERTRAND

Sacher qu'onques à vous n'appartint tel honneur.

D. FÉLIX, à Itabelle, Puisqu'enfin mon rival consent à mon bonheur, J'ose vous demander l'efTet de vos promesses.

ISABELLE

Que vous ai-je promis ?

D. BERTRAND

Mettons bas les finesses.

L'on sait ce que l'on sait, et... Mais je ne dis mot; Si plus on m'y retient, je veux passer pour sot.

Madame, à quel dessein voulez-vous ici feindre? Don Bertrand vous cédant, vous n'avez rien à crainiSABELLE. [dre.

Quel droit peut-il avoir de me donner à vous?

O. FÉLIX

Me faut-il un tel droit pour être votre époux? Etn'ai-je pas...

ISABELLE

Quoi?

D. FÉLIX

Déjà reçu parole?

ISABELLE

De qui? Quand?

D. FÉLIX

Celte nuit, de vous.

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