DON BERTRAND DE CIGARRAL, ACTE IV, SCÈNE VI
GUZMAN, à Jacinte,
La pièce est dr61e.
Moi, je TOUS ai parié de toute cette nuit?
D. FÉLIX
Oui, madame, et prié de me couler sans bruit. Quand une voix soudain m'a fait quitter la place.
ISABELLE
Vous faites bien un conte, et de fort bonne grâce.
D. FÉLIX
Quoi, vous ne m'avez pas demandé du secours Contre un hymen fatal au bonheur de vos jours. Juré que votre amour serait ma récompense?
ISABELLE
Sans doute vous rêvez ?
D. BERTRAND
Perd-elle contenance?
Vous entretenez donc de nuit le cavalier. Et, quand à votre chambre on va vous épier. On vous blesse, on fait tort à votre prud'horamie ?
ISABELLE
Quoi, peut-on me traiter avec plus d'infamie? Si j'ai vu de bon œil don Alvar ce matin, Apprenez que sans vous...
D. BERTRAND
C'est un brave cousin, 11 veille à mon honneur comme je le souhaite.
LÉONOR
Ces soins de votre honneur ne sont qu'une défaite; Car dans sa chambre enfin don Alvar n'est entré...
D. BERTRAND
Je sais si c'est par ruse, ou de force, ou de gré, Taisez-vous.
LÉONOR
Dois-je pas?
D. BERTRAND
Vous êtes forte en gueule ; Votre langue a passé de nouveau sous la meule. Elle est bien affilée.
LÉONOR
Ah ! je ne puis souffrir Qu'un traître...
O. BERTRAND
Jusqu'à quand voulez-vous discourir?
LÉONOR
Ai-je tort de tâcher...
D. BERTRAND
Diable, que de paroles I Enfin je vous mettrai dehors par les épaules.
LÉONOR
Quand pour vous détromper je fais ce que je puis...
D» BERTRAND, la pouuant rudement.
C'en est trop, allez voir là dehors si j'y suis.
ISABELLE
Quelle brutalité !
C'est un fou personnage*