‹ Théatre completChapitre 167 sur 1461 · D. BERTRAND, D. FÉLIX, ISABELLE, JAQNTE, GUZMAN · texte numérisé non relu

D. BERTRAND, D. FÉLIX, ISABELLE, JAQNTE, GUZMAN

D. BERTRAND

Or SUS, nos deux amants, sans tarder davantage, Parlez, je jugerai de votre différend.

ISABELLE

Je le tiens tout jugé.

D. FÉLIX

Quoi, mon rival se rend?

Quoi, j'aurai même appris de votre propre bouche, Que son feu vous déplatt, que mon amour vous tou- Et tout cela, madame, à ma confusion? [che,

D. BERTRAND, à Z>. Félix.

Vous ai-je pas bien dit que c'était vision? Qu'elle croyait parler à son galant d'idée? Cherchez fortune ailleurs, l'affaire en est vidée.

D. FÉLIX

I Après m'avoir promis cette nuit d'être à moi, j L'ingrate s'en dédire, et me manquer de foil

ISABELLE

Je n'examine point ici par quelle adresse Vous voulez m'imputer une fausse promesse; Mais sachez que jamais je ne vous promis rien, Que je n'ai point de nuit souffert votre entretien, Et que, loin de me rendre à vos vœux plus sensible, J'eus pour vous de tout temps une haine invincible. Ne vous flattez donc plus, et tenez pour certain Que vous n'aurez jamais ni mon cœur ni ma main.

GUZMAN, â Jacinte.

C'est bien là pour lui faire épanouir la rate.

o. FÉLIX.

Ah! c'est trop s'exposer aux mépris d'une ingrate; Quittons ces tristes lieux, et ne balançons plus.

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