D. BERTRAND, D. FÉLK, LÉONOR, GUZMAN
D. RERTRAND.
Ah, ma sœur la mutine.
Vous traitez donc ainsi l'amour à la sourdine, Tête à tête de nuit, et vous faites complot De mettre voile au vent tous deux sans dire mot?
LÉONOR
Si vous nous avez ouï...
D. BERTRAND
Taisez-vous, je vous prie: Doncques vous romprez tout si l'on ne vous marie?
LÉONOR
C'est à tort...
D. BERTRAND
Taisez- vous, vous dis-je, et point de bruit, Vous serez mariée à qui vous en poursuit.
D. FÉLIX
Quant à moi...
D. BERTRAND
Quant à vous, n'ayons pointde querelle, Elle vous amourache, aussi faites-vous elle. Vous en voulez par là, j'en suis très fort joyeux, Mais vous l'épouserez, ma foi, pour ses beaux yeux. Prenez, je vous la livre, elle est et belle et droite. N'a nuls défauts cachés, ne cloche, ni ne boite, C'est comme il vous la faut, vous serez bien conjoints,