‹ Théatre completChapitre 180 sur 1461 · D. BERTRAND, D. FÉLK, LÉONOR, GUZMAN · texte numérisé non relu

D. BERTRAND, D. FÉLK, LÉONOR, GUZMAN

D. RERTRAND.

Ah, ma sœur la mutine.

Vous traitez donc ainsi l'amour à la sourdine, Tête à tête de nuit, et vous faites complot De mettre voile au vent tous deux sans dire mot?

LÉONOR

Si vous nous avez ouï...

D. BERTRAND

Taisez-vous, je vous prie: Doncques vous romprez tout si l'on ne vous marie?

LÉONOR

C'est à tort...

D. BERTRAND

Taisez- vous, vous dis-je, et point de bruit, Vous serez mariée à qui vous en poursuit.

D. FÉLIX

Quant à moi...

D. BERTRAND

Quant à vous, n'ayons pointde querelle, Elle vous amourache, aussi faites-vous elle. Vous en voulez par là, j'en suis très fort joyeux, Mais vous l'épouserez, ma foi, pour ses beaux yeux. Prenez, je vous la livre, elle est et belle et droite. N'a nuls défauts cachés, ne cloche, ni ne boite, C'est comme il vous la faut, vous serez bien conjoints,

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